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Élection en République Démocratique vue par les nekongos.

Friday, August 18, 2006

Contenu d'une note privée sur la situation en RDC

Date : Wed, 16 Aug 2006 15:29:35 -0000
De : "michel_filion_qc"
Objet : Contenu d'une note privée sur la situation en RDC

De: Michel Filion
Date: 16 août 2006

1 - Le Congo tente depuis des années à sortir d'une crise de
gouvernance grave (dont la mise en cause de l'existence même du
pays). Les rivalités ethniques, entre autre le rejet des
Banyamulenge, les rivalités commerciales de ressortissants étrangers
et l'autoristarisme présent dans la culture congolaise constituent
les origines profondes de cette crise.

2 - Cette crise s'est matérialisée par plusieurs conflits dans
l'histoire récente, des exactions, des manouvres douteuses du
gouvernement actuel et des manifestations violentes dans les rues de
Kinshasa.

3 - La communauté de la coopération, la communauté internationale
(plus largement) et plusieurs personnalités congolaises ont cru en
une sortie de crise grâce au processus électoral en cours. C'est
effectivement l'un des bons moyens et le résultat désiré sera
probablement obtenu.

4 - Cependant, la tenue d'élection dans un pays aussi vaste, avec si
peu d'expérience démocratique, n'est pas simple. Le Conseil
Électoral Indépendant a commis des erreurs, au moins en matière de
communication, le gouvernement de monsieur Kabila a pris des
initiatives malheureuses, l'UDPS (le plus grand parti d'opposition
s'est mis à l'écart du processus - sans le boycoter), une opposition
fragmentée a tenu des discours enflammés, parfois irresponsables.

5 - Un phénomène sociologique normal explique aussi le comportement
de plusieurs membres de la diaspora congolaise à travers le monde.
Les ratés du système électoral congolais leur semblent honteux en
comparaison avec leur expérience dans leur pays d'adoption. Ils
alimentent donc les doutes sur l'ensemble du processus.


Tentatives de destabilisation

6 - Des partisans de Jean-Pierre Bemba ont fait circuler sur le net
des résultats préliminaires. Ces résultats le donnaient gagnant. Si
les résutlats sont fiables, il n'y a pas de problème majeur, mais
s'ils constituent un outil de communication sans fondement, ils
servent à destabiliser le processus. Les partisans de Bemba
chercheraient une autre sortie de crise.

7 - S'opposent sur le terrain deux puissances de feu : 3 000 à 4 000
miliciens sous les ordres de Bemba (information fragmentaire) et
près de 600 hommes de troupe européens à proximité. On peut supposer
que l'entrainement de la milice n'est pas suffisant pour lui
permettre un coup de force.

8 - Pour attiser les tensions, circulent des rumeurs négatives et
des discours ethnonationalistes dangeureux. L'un d'entre eux prétend
que Kabila est l'homme de l'Occident et qu'il n'y aurait pas de
deuxième tour. Peu importe les résultats.

9 - Que les rumeurs soient fondées ou pas, la communauté
internationale doit maintenant s'assurer qu'il y ait un deuxième
tour afin de reconfigurer dans les urnes les forces politiques du
pays.

10 - D'ores et déjà, la RDC est fracturé : Kabila obtient un large
appui dans l'Est du pays; peu d'appui significatif au Nord et dans
la capitale. Ceci n'est cependant pas irréparable (même situation au
Pérou entre le Nord et le Sud aux élections de juin)


Issue probable

11 - Le deuxième tour est prévu fin octobre. Cette date pourrait
être repoussée.

12 - L'issue du deuxième tour est incertaine pour Kabila. Les
opposants pourraient se coaliser contre lui et gagner.

13 - À très court terme, il est peu probable que le pays bascule
dans une violence généralisée. Si les troupes européennes se font
menaçantes les opposants ne prendront aucun risque sans avoir
l'assurance d'un large appui populaire.

14 - Il y aura encore des troubles, des combats, des attentats et
autres méfaits, mais ils seront localisés et plutôt prévisibles.


Activités commerciales

15 - Pour le commerce, le pays reste un marché de facteurs (services
de formation, construction, vente d'équipement lourd pour
l'extraction minière et la construction principalement financés par
des bailleurs publics ou parapublics). Ce n'est pas et ce ne sera
pas un marché de consommation à court et à moyen terme (3 à 5 ans).

16 - Pour les missions, outre les mesures de sécurité normales pour
un pays post-conflit avec tensions (pas de sortie à l'extérieur du
périmètre sécurisé du centre-ville, restriction de déplacement à
l'intérieur du pays, couvre-feu volontaire), il n'y a pas de risque
personnel exceptionnel (pas d'enlèvement systèmatique, pas de
violence spécifique envers les étrangers, etc.)


Limites

17 - Cette note est une évaluation froide de la situation. Pour être
complète, la description devrait relater le drame humain vécu par
les Congolais. Ce n'est pas l'objet de cette communication.

18 - La situation pourrait évoluer rapidement. Par exemple, une
dissension apparente entre les chancelleries française, allemande et
belge pourrait encourager un mouvement des hommes de Bemba.

Thursday, August 17, 2006

Résultat vote selon Kya-Lumière

Tableau comparatif des voix obtenues par les candidats Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila par province, selon les chiffres des résultats partiels
(65 centres) provisoires officiels publiés par la Commission électorale indépendante à ce Mercredi 16 Août 2006.


PROVINCE
Jean-Pierre BEMBA GOMBO
Joseph KABILA KABANGE 01
Bas-Congo (terminé)
308.954
114.040
02
Bandundu
135.543
29.677
03
Equateur
613.926
17.505
04
Kasai Occidental
19.176
4.146
05
Kasai Oriental
24.664
60.780
06
Katanga
73.138
1.028.532
07
Kinshasa (*)
-
-
08
Maniema
1.734
321.184
09
Nord-Kivu
10.030
1.203.205
10
Province Orientale
68.408
1.103.223
11
Sud-Kivu
954
459.141

Total
1.256.527
4.341.433
(*)
Aucun résultats à ce jour.


NB.
La compilation continue dans toutes les provinces.


Pourcentage des centres traités ……….48,029 %
Pourcentage des résultats publiés …….49,746 %
( Tableau dressé et mis à jour par Kya-Lumière. Source des données: La Cei.)

Wednesday, August 16, 2006

Présidentielle en RDC: Kabila conserve la tête (1/2 des circonscriptions)

Présidentielle en RDC: Kabila conserve la tête (1/2 des circonscriptions)
AFP
16 aoû. 06 - 10h30
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KINSHASA, 15 août 2006 (AFP) - Le chef de l'Etat sortant de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, conserve la tête de la
présidentielle du 30 juillet, loin devant le vice-président Jean-Pierre Bemba, selon des résultats partiels affichés mardi et portant sur près de la moitié
des circonscriptions.

M. Kabila décroche 54,9% des suffrages exprimés, contre 16,7% pour son principal adversaire, M. Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo
(ex-rébellion).

Ces chiffres, compilés par l'AFP à partir des données rendues publiques par circonscription sur le site internet de la Commission électorale indépendante
(CEI), portent sur 82 des 169 circonscriptions du pays.

Ils représentent près de 10 millions des quelque 25 millions d'inscrits au niveau national.

Aucun résultat n'était encore disponible pour la capitale Kinshasa, qui représente 12% des inscrits et où M. Kabila n'est pas populaire.

"A Kinshasa, le travail est énorme (...). Le ramassage des plis contenant des résultats a posé quelques problèmes", a reconnu le président de la CEI,
Apollinaire Malu Malu, précisant que "certains plis" n'avaient pas encore été retrouvés.

"La compilation des résultats évolue bien à travers l'ensemble du territoire national", a-t-il cependant ajouté lors d'une conférence de presse
à Kinshasa.

"Nous sommes à 93,44% de compilation des résultats pour la présidentielle et à 44,66% pour les législatives", a-t-il encore dit, assurant que la CEI
s'efforçait de "maintenir l'annonce des résultats de la présidentielle d'ici le 20 août".

Selon un processus long et complexe, une fois que les résultats des quelque 50.000 bureaux de vote sont compilés au niveau régional, ces données doivent
être validées par la CEI, qui les rend publiques circonscription par circonscription. La CEI doit annoncer les résultats provisoires nationaux au
plus tard le 20 août.

M. Malu Malu a par ailleurs annoncé l'assassinat, le 3 août dans la province du Bandundu (sud-ouest), d'un policier congolais chargé de la
sécurité d'un convoi qui acheminait des résultats de vote.

"Il a été tué par des braconniers lors d'un échange des tirs, mais les résultats ont été récupérés, a-t-il déclaré.

Les Congolais devaient élire, le 30 juillet, leurs président et députés lors des premiers scrutins démocratiques et libres en plus de quarante ans
dans l'ex-Zaïre.

Pour être élu président au premier tour, l'un des 32 candidats doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. En cas de second tour, les
électeurs seront appelés aux urnes le 29 octobre.

Aucun résultat pour les législatives n'est encore affiché.

Tuesday, August 15, 2006

Entretien à bâtons rompus avec le chef de Bundu dia Kongo

Edition 3802 du Mardi 15 Aout 2006

Entretien à bâtons rompus avec le chef de Bundu dia Kongo
Ne Muanda Nsemi : « Il n’y a aucune alliance entre le MLC et moi. Si J.P. Bemba a fait un raz de marée électoral dans le Bas-Congo, il le doit à sa finesse politique »
Par Freddy mulumba kabuayi
« Il n’y a aucune alliance entre Bundu dia Kongo et le MLC », a tranché Ne Muanda Nsemi, chef de Bundu dia Kongo, réagissant à une rumeur qui laisse entendre que BDK a convolé en justes noces avec le Mouvement de libération du Congo. « Et si Jean-Pierre Bemba a été massivement voté dans le Bas-Congo, c’est parce qu’il a fait montre de finesse politique. Il a touché à la fibre sensible du peuple kongo », a-t-il révélé. Entrevue.
Le fédéralisme et l’alliance, supposée ou vraie, entre le MLC et Bundu dia Kongo, dont vous êtes le chef, sont les deux registres dans lesquels nous allons nous entretenir. Comment voyez-vous le fédéralisme puisqu’une certaine opinion laisse entendre que vous nourrissez l’ambition de passer, un jour, à la vitesse supérieure en détachant le Kongo central du Congo. Qu’en dites-vous ?
Le fédéralisme, c’est une loi de la nature. Vous savez que les gens de Bandundu, de l’Angola, du Bas-Congo, du sud du Congo Brazzaville et du sud du Gabon sont issus d’un même ancêtre. Allez dans le Bandundu, fouillez partout, vous constaterez que les gens de Bandundu sont nsaku, mpanzu et nzinga. Ils sont issus d’un même ancêtre que nous du Bas-Congo.
Vous savez également que le Royaume du Kongo était divisé en grands Départements qu’on appelait le Département de Kongo dia Mpangala, c’est le sud de l’Angola ; le Département de Kongo dia Cuimba ou Kongo dia Mulaza, c’était le Bandundu ; Kongo dia Luango, c’était le sud du Gabon ; et Kongo dia Kati, c’est la partie centrale.
Ces quatre Départements du Royaume du Kongo avaient une large autonomie de fonctionnement. Nous étions unis au sommet, mais au niveau régional il y avait une large autonomie. Donc, nous avons vécu le fédéralisme avant même l’arrivée des colonisateurs. Mais cela ne nous a pas pour autant empêchés d’avoir un seul Royaume du Kongo.
Allez au Bandundu, causez avec les vieillards, vous verrez qu’ils ont dans leur folklore des chants de gloire où l’on magnifie le Kongo dia Ntotila. Ainsi que je l’ai dit au début, le fédéralisme c’est une loi de la nature.
Nous sommes ici sur la planète Terre ; il y a également la planète Mars, Jupiter, Saturne, etc. Tout en étant soumis à la loi de notre système solaire, dont le centre est le soleil, eh ben, quand nous sommes sur la Terre la planète Mars ne nous gêne pas tellement parce que le fédéralisme est une loi de la nature. Et cette loi dit ceci : l’unité dans la diversité et l’autonomie de la diversité.
Cela étant, il ne peut donc avoir de sécession ou de séparation dans la tête ou dans l’approche de celui qui parle de l’unité dans le cadre du fédéralisme.
Est-ce que vous pourriez être plus explicite dans votre argumentaire ?
Le centralisme excessif n’a jamais produit des résultats probants. Et ceux qui disent que fédéralisme égale séparation sont vraiment à plaindre. Ils n’ont rien compris du concept fédéralisme.
Comment un pays comme le nôtre où l’on a étudié en français depuis l’école primaire, l’école secondaire jusqu’à l’université, on continue à croire que fédéralisme égale séparation. C’est bien malheureux que des hommes instruits fassent montre d’une telle petitesse d’esprit, de pareille cécité…
Je voudrais leur poser cette question : quel est le système politique aux Etats-Unis ? N’est-ce pas fédéral ? Si l’on doit se placer dans leur logique qui a tout d’être bizarre, c’est que l’unité américaine n’existe pas. L’Allemagne est un pays fédéral. Donc, il n’y a pas d’unité allemande. La Suisse, c’est encore plus que le fédéralisme puisque le pays est une confédération. On parle d’ailleurs de Confédération helvétique. Est-ce à dire que l’unité suisse n’existe pas ? On peut multiplier les exemples : Le Canada est aussi fédéral. Le Brésil est fédéraliste. La Russie, l’Inde, ce sont des pays à régime fédéral. Le Nigeria est fédéral. Mais comment peut-on comprendre qu’il y ait encore dans notre pays des gens qui pensent que fédéralisme égale séparation.
Pas de velléité de séparatisme donc dans le chef de Bundu dia Kongo qui semble ne jurer que par le fédéralisme…
Non, il n’y a pas de velléité de séparatisme. Bundu dia Kongo prône le fédéralisme comme je viens de l’expliquer en long et en large. Mais, il faut bien le dire et le souligner : il y a deux choses qu’il faut éviter de confondre. Si aujourd’hui ou demain, je décidais de proclamer l’Etat indépendant du Congo qui engloberait le Bandundu et le Bas-Congo par exemple, si je le décidais, ce ne serait jamais dû au fait que je prône le fédéralisme. Mais ce serait simplement dû au fait que le peuple kongo - qui dit kongo dit Bandundu et Bas-Congo - ne trouve pas son compte dans l’unité de ce pays par exemple. Parce que l’unité qui ne procure que la misère au peuple n’est d’aucune utilité. Bien au contraire, c’est un grand danger.
Prenez le cas de la Yougoslavie. C’était un pays uni. Mais les Croates, les Bosniaques et les Albanais du Kosovo, les Monténégrins, n’ayant pas trouvé leur compte dans ce grand ensemble que fut la Yougoslavie, ils ont réagi d’une certaine manière.
Si on remonte un peu plus loin dans l’histoire, on ne manquera pas de trouver des exemples qui confortent ce que je viens de dire tout à l’heure. Il y a notamment l’Empire romain. Il englobait tout le pourtour de la Méditerranée. Mais cet empire était organisé au profit des Romains. Et qu’est-ce qui a suivi après ? Il y a eu des révoltes partout.
Donc, il faut séparer l’éventualité, je dis bien éventualité, d’un peuple qui se révolte parce qu’il ne trouve pas son compte et qui veut se soustraire à un certain grand ensemble, avec la doctrine du fédéralisme. Parce que le fédéralisme, c’est une loi de la nature : l’unité dans la diversité et la diversité dans l’autonomie.
Le peuple kongo qui avait au Royaume du Kongo une Constitution d’origine divine, avait déjà opté pour le fédéralisme. Cela d’autant plus que le fédéralisme est un régime de gestion très souple qui laisse à la base une certaine liberté de mettre en exergue son génie personnel et sa prise en charge.
Bien que chef d’un grand mouvement politico-religieux, cela ne vous a pas empêché de tomber dans les nasses du MLC. Dans tous les cas, c’est ce qui se dit dans l’opinion …
Il n’y a rien de vrai dans cette histoire qui n’est pas loin de ressembler à un grossier montage. Il y a une chose qu’il faut bien retenir : Ne Muanda Nsemi est caractérisé par un franc-parler qui ne l’a jamais quitté et qui ne le quittera jamais. J’use donc en plein de mon franc-parler. La plupart de ceux qui lisent Kongo dieto sursautent lorsqu’ils voient certaines vérités crues que j’y balance.
C’est vous dire que lorsque je fais alliance avec vous, je ne me gênerais pas de le proclamer. Parce que quand je ferais alliance avec vous, mon souhait sera que les adeptes de Bundu dia Kongo vous suivent et vous respectent. Je vous présente alors à mes adeptes et souvent la présentation, je la fais à l’aide d’un Kongo dieto.
La réalité dans tout cela, c’est quoi ? On avait mis autour de moi une certaine cabale, c’est depuis l’époque du président Mobutu : Ne Muanda Nsemi est dangereux, il faut éviter que sa doctrine puisse être diffusée dans le pays. Malgré tout cela, la vérité est têtue, je continue à travailler. Et aujourd’hui, tout le monde qui est parti au Bas-Congo, a constaté que le faiseur d’opinions dans cette province c’est le chef de Bundu dia Kongo.
Allez faire vos enquêtes ou vos analyses personnelles, il y a une réalité que l’on ne peut effacer : avant même les élections, j’avais été crédité de 85% de popularité dans le Bas-Congo. Ce n’est pas Yerodia, ce n’est même pas Diomi Ndongala. Aucun politicien mukongo n’est au-dessus de moi en popularité dans le Bas-Congo. Et quand vous arrivez à ce degré de popularité, mon frère, vous allez être sérieusement courtisé par toute la classe politique.
Mais, jusque-là vous ne semblez pas avoir dit le contraire de ce qui se raconte dans l’opinion…
Je suis en train de vous expliquer la situation pour vous amener à comprendre que le chef de Bundu dia Kongo n’a contracté aucune alliance avec le MLC de Jean-Pierre Bemba. Pas du tout.
Je vais essayer de vous faire vivre un certain nombre de faits qui vont vous permettre – j’espère qu’ il en sera certainement le cas pour l’opinion dans son ensemble - de faire votre religion à ce sujet. Premier fait : j’ai été invité à une fête que l’UDPS organisait autrefois à Limete. Et automatiquement, le PPRD a laissé entendre que Ne Muanda Nsemi venait de faire alliance avec un parti dangereux qui prône la violence.
Un autre fait : j’ai été convié au congrès du parti du professeur Lunda-Bululu au Centre Nganda, à Kintambo. J’y suis allé. J’y ai pris la parole. Et croyez-moi, j’ai été l’homme qui a été le plus applaudi, mais dans certains milieux on a raconté que j’étais avec Lunda-Bululu. Vital Kamerhe est venu me voir autrefois quand nous étions sur l’avenue Force publique, à Kasa-Vubu. Mais, je dois vous affirmer que l’entretien a été cordial et très fraternel. J’avais même cru que nous étions sur la piste d’une réconciliation sincère entre Bundu dia Kongo et le PPRD. Parce que c’est le PPRD qui a massacré mes adeptes en 2002.
Quand j’étais à Matadi en 2002, c’est le PPRD qui avait donné des injonctions de massacre de mes adeptes, à Seke-Banza, à Kanzi, à Lemba dans le Bas-Fleuve, et aujourd’hui, il y a des adeptes de Bundu dia Kongo qui sont en prison à Muanda.
J’ai été visité par les gens de Ruberwa, plus précisément son secrétaire. De toute façon, j’ai reçu tout le monde. Ceux de Jean-Pierre Bemba ne sont pas encore venus. Dans tous les cas, aucun responsable du MLC n’est venu chez moi. Aucun…Mais, je reste disponible.
En tout cas, jusqu’à ce jour je n’ai fait alliance avec personne.
Vous voulez faire croire qu’il n’y a pas eu d’appel du pied de l’un en direction de l’autre ? Est-ce que vous ne trouvez pas un lien entre Bundu dia Kongo et le raz-de-marée fait par Jean-Pierre au Bas-Congo au scrutin présidentiel du 30 juillet dernier ?
Avant de répondre à votre question, j’aimerais vous dire quelque chose de fondamental. Un politicien qui est sain, qu’est-ce qu’il fait dans une période comme celle que vous venons de vivre avec les joutes électorales ? Je crois qu’il va chercher à savoir s’il y a un faiseur d’opinions dans chacune des provinces de notre pays, la République démocratique du Congo. Pour ce qui est particulièrement de la province du Bas-Congo, c’est Ne Muanda Nsemi qui est le plus écouté de tous les Bakongo. Un politicien qui est sain va tenter de savoir quelle est la nature du discours que prône Ne Muanda Nsemi. Et là, on sait que, souvent, le chef de Bundu dia Kongo fustige les injustices contre les Bakongo. Un politicien sain va donc tenter de s’imprégner de ce genre de discours et quand il descend dans le Bas-Congo, il va tenir un discours de ce genre qui a toujours touché l’âme du peuple kongo. Et croyez-moi, ce politicien-là réussira à se faire remarquer. C’est ce que Jean-Pierre a compris et fait.
Dans sa campagne électorale, quand Jean-Pierre Bemba est passé au Bas-Congo, il a fait jouer cette fibre sensible. On a massacré les adeptes de Bundu dia Kongo en 2002, en 2004 et encore cette année. Lorsqu’il est arrivé à Matadi, dans le cadre de sa campagne électorale, le leader du MLC a demandé à l’assistance de garder une minute de silence en mémoire de Bakongo massacrés à gauche et à droite. C’est ce qui a amené les Bakongo à se dire finalement : « tiens, celui-ci (Jean-Pierre Bemba en l’occurrence) au moins nous comprend ». C’est là tout le secret de son succès dans le Bas-Congo.
A vous en croire, c’est ce qui expliquerait le raz-de-marée de Jean-Pierre Bemba…
Le MLC n’est pas suffisamment implanté dans le Bas-Congo, mais alors pas du tout. Mais, face aux erreurs du PPRD, Jean-Pierre Bemba a pris le discours de Bundu dia Kongo qui a toujours fait émouvoir l’âme du peuple kongo. Et les gens ont dit : « bon, entre deux maux, nous choisissons le moindre ». Il n’y a pas de mystère dans cela. Peut-être que certaines personnes ont cru que, parce qu’il tenait un discours semblable à celui que le chef de Bundu dia Kongo tient, il y avait une alliance. Non. Jean-Pierre Bemba a seulement fait montre de finesse politique. Un point, un trait.
Aucune alliance n’est jusqu’ici signée entre le MLC et le chef de Bundu dia Kongo.
(A suivre)
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Monday, August 14, 2006

Déclaration du Comité International des Sages

Le 12 août 2006

Déclaration du Comité International des Sages


Nous, le Comité International des Sages, renouvelons nos félicitations à la population et aux autorités congolaises pour la tenue des élections présidentielles et législatives du 30 Juillet 2006. Ces élections historiques se sont déroulées dans le calme et la dignité, à la suite d'une campagne électorale de bonne tenue. Elles ont connu un taux de participation exceptionnel et elles ont été saluées par la communauté internationale dans son ensemble, à travers les multiples observateurs internationaux présents au Congo.

L'heure est maintenant à l'attente des résultats. Dans ce contexte, il est de la plus haute importance, que le peuple et les candidats, conformément à l'esprit qui a marqué la campagne électorale et le scrutin, continuent à respecter les différentes dispositions de la loi électorale, notamment en ce qui concerne la proclamation des résultats. L’annonce des résultats est de la compétence exclusive de la Commission Electorale Indépendante et leur validation est du ressort de la Cour Suprême.

Selon l’information reçu par le Comité International des Sages, l’annonce des résultats par la Commission Electorale Indépendante se fera au plus tard le 20 Août 2006 au terme de la centralisation et de la compilation des résultats obtenus dans près de 50.000 bureaux de vote. Il s'agit d'un processus long et complexe. La Commission Electorale Indépendante s'est engagée à dorénavant tenir le public informé de l'état d'avancement du dépouillement et du comptage.

Dans l'attente de ces résultats, le Comité International des Sages en appelle au sang froid et au sens de responsabilité des uns et des autres. Il invite la population et les candidats à ne prêter aucune foi aux spéculations diverses.


En ce qui concerne plus particulièrement les candidats, le Comité International des Sages aimerait attirer leur attention sur la différence qui peut exister entre la fraude électorale et des imperfections ou irrégularités dans un pays de la taille de la République Démocratique du Congo, qui organise pour la première fois depuis des décennies des opérations de vote d’une telle ampleur.

Par ailleurs, si des actes frauduleux vérifiables étaient avérés, le Comité International des Sages recommande les candidats aux élections présidentielle et législative qui auraient des plaintes à formuler, de le faire à travers les autorités compétentes, notamment la Commission Electorale Indépendante. Le Comité International des Sages peut, lui aussi, être saisi sans préjudice des lois et règlements en vigueur en la République Démocratique du Congo, par les candidats aux élections et par les Institutions d’Appui à la Démocratie. Le Comité est à la disposition des candidats et des autorités compétentes de la RDC, pour les aider à trouver les meilleures solutions.

Le Comité International des Sages recommande à tous, dans l’intérêt du peuple congolais et de l’avenir du pays, de ne pas tenir des propos qui seraient de nature à induire en erreur les populations et à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes.

Nous renouvelons notre appel à toutes les formations politiques et a toutes les organisations de la société civil et enfin à tous les citoyens de la République Démocratique du Congo, à tout faire pour assurer un climat de paix et de calme pour permettre la recréation de la confiance entre les Congolais et la création des consensus qui puissent assurer la stabilité et le démarrage de la reconstruction nationale. Pensons au présent et à l’avenir de nos enfants et de tous ceux qui vivent dans une extrême pauvreté. Donnons-les l’opportunité de marcher fermement vers un meilleur avenir.


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12.08.06 La paix dans la vérité des urnes (CENCO)

12.08.06 La paix dans la vérité des urnes (CENCO)


Déclaration de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) à
l'issue des élections nationales

1. Conformément à ses prises de positions antérieures, la Conférence
Episcopale Nationale du Congo (CENCO) affirme une fois de plus avec force
que les élections libres, transparentes et démocratiques constituent la
voie royale et obligée pour la conquête du pouvoir politique.

Aussi la CENCO se réjouit-elle de voir que le peuple congolais s'est rendu
nombreux aux urnes, dans l'ordre et la discipline, dans la patience et la
tolérance, dans le calme et la paix. La CENCO félicite le peuple congolais
pour la maturité et l'esprit démocratique qu'il a démontrés pendant le
scrutin. Pour le travail accompli, la CENCO remercie la Commission
Electorale Indépendante (CEI), tous les observateurs nationaux et
internationaux ainsi que les organismes qu'ils représentent.

2. Le peuple a parlé; la cause doit être entendue! Aucune personne ni
institution, nationale ou internationale, ne peut faire fi de cette volonté
du peuple. Seules les personnes librement élues par le souverain primaire
sont habilitées à gouverner l'Etat en toute légitimité pendant la prochaine
législature.

C'est pourquoi la CENCO tient à ce que toutes les opérations consécutives
au scrutin se déroulent en toute transparence et sans faille, pour que soit
connue la vérité des urnes. En effet, depuis le déroulement des élections,
le dimanche 30 juillet 2006, ici et là, à travers le pays, des tentatives
effectives de manipulations, tricheries et mécanismes de fraude ont été
signalées. Il y a lieu d'en établir l'importance et le poids sur la
crédibilité de deux scrutins. Les rapports des observateurs tant nationaux
qu'internationaux à ce sujet seront indicatifs. La CENCO les examine pour
appréciation.

3. En ce qui la concerne, la CENCO condamne toute tentative d'organiser le
pouvoir contrairement à la vérité des urnes. C'est à travers cette vérité
que- sera sauvegardée la paix pour la République Démocratique du Congo
(RDC) : c'est pourquoi nous invitons l'ensemble du peuple congolais et les
candidats qui se sont présentés aux élections à se soumettre au verdict des
urnes.

4. A ceux qui seront régulièrement déclarés élus, nous recommandons de
faire preuve d'un sens élevé d'esprit national dans le service de l'Etat
par delà les différents courants des partis politiques, ainsi que les
tendances et attaches régionales et provinciales. Qu'ils se montrent de
véritables rassembleurs ayant à cœur de gouverner l'Etat congolais nouveau
avec comme seule visée: l'intérêt supérieur de la nation et la
consolidation de l'unité nationale à laquelle tiennent toutes les filles et
tous les fils, citoyens de la RDC.

Quant à ceux qui feront partie de la minorité constitutionnelle, nous
demandons de faire montre d'esprit démocratique et de contribuer au
gouvernement du pays en exploitant, à cet effet, toutes les voies légales
reconnues à l'Opposition politique par la Constitution de notre pays
(Constitution, Art 8). Ils prépareront ainsi l'alternance politique pour
l'avenir et consolideront la culture démocratique dans notre pays.

5. La CENCO félicite encore le peuple congolais pour sa profonde volonté de
paix et de concorde nationale. Elle l'appelle de nouveau à éviter, en toute
circonstance, des réactions et des actes de violence et invite les uns et
les autres au respect de la loi et des procédures légales dans la
revendication de leurs droits.

Que Dieu bénisse la RDC et son peuple.

Fait à Kinshasa, le 12 août 2006

+ Frédéric Cardinal ETSOU Archevêque de Kinshasa

+ L. MONSENGWO PASINYA Archevêque de Kisangani et Président de la CENCO

+ Th. TSHIBANGU TSHISHIKU Evêque de Mbuji-Mayi et Vice-Président de la CENCO

Source : communqué de presse CENCO, 12.08.06

Sunday, August 13, 2006

Béatrice DEBUT: Résultats prévus en fin de semaine, Kabila en tête

KINSHASA (AFP) - Après avoir voté le 30 juillet, les Congolais devraient connaître d'ici la fin de la semaine les résultats du premier tour de la présidentielle, alors que le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila mène devant le vice-président Jean-Pierre Bemba selon des résultats partiels.

La Commission électorale indépendante (CEI) de la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé samedi qu'elle serait en mesure d'annoncer les résultats complets provisoires au plus tard le 20 août, alors que les résultats de seulement 47 des 169 circonscriptions étaient connus samedi.


Selon ces chiffres compilés par l'AFP, M. Kabila décroche 55% des suffrages exprimés, loin devant son principal adversaire M. Bemba, un ex-rebelle, qui en obtient 17,8%.
Au vu de ces résultats qui portent sur près de 20% des inscrits, le pays est coupé en deux: l'est a choisi jusqu'à présent massivement M. Kabila, l'ouest a voté M. Bemba, originaire de cette région.

Aucun chiffre n'était encore disponible samedi soir pour la capitale Kinshasa, où la popularité de M. Kabila est moindre et qui représente près de 12% de l'électorat.
Mais les résultats définitifs de plusieurs grandes villes de l'est ou du sud-est (Kisangani, Bukavu, Lubumbashi, ...), régions où le président a jusqu'à présent obtenu des scores de l'ordre de 80%, n'étaient toujours pas connus non plus.
"Il paraît difficile que Bemba passe désormais devant Kabila (au premier tour), car il reste de gros réservoirs de voix pour Kabila", a jugé un diplomate.
"La vraie question en fait est de savoir si Kabila va passer ou non au premier tour", a-t-il ajouté, sous couvert d'anonymat.

Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. Si aucun des 32 candidats n'arrive à franchir cette barre, un second tour sera organisé le 29 octobre.

"S'il n'y a pas de second tour, il y a risque de flambée de violences à Kinshasa" de la part des partisans des perdants, a estimé un autre diplomate.
La campagne électorale a été tendue à Kinshasa, où plusieurs personnes ont été tuées par balles.

Le processus électoral en RDC, où étaient organisés le 30 juillet les premiers scrutins libres et démocratiques en plus de quarante ans, est placé sous haute surveillance: les Nations unies disposent de 17.600 soldats sur le territoire congolais, et une force européenne, mise en place pour les élections, compte un millier d'hommes dans la capitale.

La RDC, pays d'Afrique centrale, sort en effet de près de cinq années de guerre (1998-2003) qui ont fait plus de trois millions de morts directement ou indirectement (famine, maladies, violences, ...) et la situation reste encore très volatile, notamment dans l'est.

Le manque d'infrastructures dans ce pays grand comme l'Europe occidentale explique en partie le retard dans l'annonce des résultats: ceux des quelque 50.000 bureaux de vote sont parfois transportés en vélo, à pied ou en pirogue jusque dans les centres de compilation régionaux.

Après avoir salué le bon déroulement du scrutin, les observateurs ont émis des réserves sur la récolte de ces résultats. La mission des observateurs de l'Union européenne a souligné "certaines défaillances", relevant notamment que "du matériel sensible s'est perdu pendant le transport".

A Kinshasa samedi, des centres de compilation cherchaient désespérément les résultats de plusieurs bureaux de vote, selon des agents électoraux.

Quinze candidats à la présidentielle, qui arrivent jusqu'à présent en queue de peloton, ont déjà dénoncé des "irrégularités flagrantes". Tout recours devra être déposé à la Cour suprême de justice, chargée de proclamer les résultats définitifs au plus tard le 31 août.

Saturday, August 12, 2006

060808 – table ronde – mission d’observation des élections en RDC de la société civile

Farde de documentation : communiqué de presse CDCE-EurAC du 1er août ; résultats préliminaires du système d’observation rapide à l’occasion du scrutin du 30 juillet et observation des opérations de vote ; fiches d’observation A à F ; calendrier des élections de 2006 en RDC (présidentielle : 1er et 2ème tours et législatives – provinciales, gouverneurs) de la CEI ; documents Unifem pour la promotion des femmes en politique congolaise (agenda des femmes, cliniques électorales,…).

Ordre du jour
1. introduction
2. interventions d’observateurs belges dans différentes provinces
3. échanges et questions réponses
4. conclusions

1. Introduction
- précision du cadre de la mission : collaboration entre sociétés civiles européenne EURAC et congolaise CDCE, déploiement sur le terrain dans les 11 provinces
- présentation de la farde de documentation
- cette restitution ne tient pas lieu de rapport officiel
- proposition d’interventions de la part des différents observateurs présents

2. Interventions

2.1. Bas Congo – Marc Kerckhove
Bilan global positif : ambiance correcte, agents électoraux sérieux,… malgré les quelques irrégularités observées.
Explication du déroulement de la mission : première formation le 24 juin, puis le lendemain de l’arrivée en RDC, le 24 juillet. Ensuite, déploiement sur le terrain. A Mbanza Ngungu, la campagne électorale était assez morne ; à Boma et Matadi, plus d’animation. Explication du déroulement de la journée de scrutin, du dépouillement et de la compilation. Pas de tensions particulières le 30 juillet sauf des déplacés et de quelques agents de la CEI. A Mbanza Ngungu, collaboration avec les observateurs des réseaux Caritas, Renosec et quelques ONG du CRONGD. A Matadi et Goma, contacts avec le CDCE plus difficiles.

2.2. Katanga - Olivier Lanotte et Véronique Rigot
Campagne sereine dans le sud du Katanga, différence marquée entre les villes et les régions plus rurales ; rôle positif des forces de sécurité ; difficultés de l’analphabétisme (plier une feuille en 4, voter par empreinte digitale,…) ; difficultés de démarrage des opérations de compilation en raison de la livraison tardive des plis ; candidats favoris : le plus souvent Joseph Kabila suivi, selon la région, par Lunda Bululu, JP Bemba,… ; collaboration avec le CDCE impeccable ; femmes candidates peu visibles, par contre les femmes ont participé au vote.

2.3. Bandundu – François Van Lierde
Souligne la collaboration avec le CDCE et l’enrichissement réciproque des partenaires ; a perçu un accès équitable des candidats aux médias auxquels ils avaient accès ; prouesse logistique à souligner vu les conditions socio-économiques congolaises ; professionnalisme des agents électoraux ; selon les bureaux de vote, les règles d’accompagnement pour les personnes analphabètes ou nécessitant une aide étaient appliquées différemment ; là où il y avait un manque de sensibilisation de la part de la CEI, la société civile a pris le relais ; promesses électorales parfois inappropriées de la part de candidats ; débat sur la congolité ; faveurs de la population accordées à Gizenga ; 9 femmes sur 90 candidats aux législatives ; travail remarquable du REFED – Réseau Femmes et Développement (pour l’enrôlement, le referendum, les conseils, les stratégies, et création de comités de concertation entre candidates).

2.4. Equateur – Pascale Bodinaux
Souligne la collaboration avec les partenaires de SolSoc sur le terrain ; quelques incidents avant le scrutin mais campagne relativement calme dans son ensemble ; la question des « voyageurs » privés de leur droit de vote (électeurs enrôlés ailleurs et qui étaient dans l’incapacité de voter à l’endroit où ils se sont faits enrôler) ; en zones rurales, il y avait nettement moins d’observateurs nationaux (encore moins internationaux) et parfois de personnel de la CEI et en général plus de difficultés logistiques ; souligne le travail des journalistes de Radio Okapi dans la région ; autres observateurs présents : U européenne, U Africaine, syndicats, Crongd,… ; déroulement du scrutin impressionnant malgré toutes les difficultés ; Equateur = fief de Bemba.

2.5. Kassaï - Alexis Bouvy
problèmes relevés : distances des bureaux de vote, parfois éloignés de 60 à 80km des villages ; souligne la collaboration avec les partenaires du CDCE qui ont permis des facilités logistiques et des échanges enrichissants, mais observe le manque de connaissance du partenariat EurAC-CDCE ; campagne électorale plutôt inéquitable : dans les villages, à peine 3 partis politiques étaient présents, le PPRD disposant clairement de plus de moyens que tous les autres (cadeaux multiples, vélos,…) ; pas de fraude ou de tentatives observées ; le retard des formations, l’analphabétisme et les manques de sensibilisation ont provoqué des incompréhensions et des difficultés pratiques ; cas de Mweka (arrêt du vote en raison du pillage du bureau et de la destruction du matériel par la population mécontente => décision de la CEI de reporter le scrutin de 36 heures, vote pendant la nuit, sans électricité => taux d’abstention record) ; favori : Oscar Kashala

3. Echanges et questions-réponses

Complément d’information : en particulier à Lubumbashi, collaboration aussi avec les observateurs de l’AWEPA, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, et même du Togo.

Questions :
- précisions demandées sur les irrégularités observées dans le Bas-Congo et le Katanga : concernaient des personnes analphabètes ou nécessitant une aide pour voter. La procédure variait selon le bureau de vote, on a parfois vu des témoins de partis politiques ou des membres du bureau de vote qui aidaient la personne à voter. Par ailleurs, lors du dépouillement, le cachet « NUL » n’a pas toujours été utilisé pour signaler les bulletins nuls. Pour certaines circonscriptions, les enveloppes noires prévues par la CEI étaient trop petites et les plis ne pouvaient donc être fermés correctement. Par ailleurs, il y a eu plusieurs bureaux où le dépouillement s’est fait en l’absence des témoins électeurs (derniers votants) : ces personnes ont refusé pour diverses raisons (autres occupations, absence de per diem,…).
- Les irrégularités auront-elles des conséquences sur les résultats ? Selon les observations, il n’y a pas eu de volonté de fraude, mais seulement des incompréhensions ou des manques de rigueur dans l’exercice des procédures. Il conviendrait néanmoins de suggérer à la CEI de revoir le système de vérification des personnes enregistrées car les listes électorales comportaient plusieurs erreurs (un seul numéro d’électeur accordé à plusieurs personnes différentes par exemple). Par ailleurs, il faudrait insister sur la vulgarisation des procédures de plainte accessibles aux électeurs.
- les urnes n’étaient-elles pas scellées à l’avance ? Elles l’ont été lors de l’ouverture des bureaux de vote, après avoir montré à la population, aux témoins et aux observateurs qu’elles étaient vides.
- quid de la présence des observateurs dans les centres de compilation des résultats ? A Lubumbashi comme en d’autres centres de compilation des résultats, le mardi après-midi, l’instruction a été donnée d’effacer toutes les données compilées dans la base de données afin de permettre aux observateurs de vérifier qu’elle était vierge au début de l’encodage. Il a donc été re-procédé à la compilation des résultats qui avaient déjà été traités. Des observateurs et témoins se relaient, à longueur de journées tous les jours jusqu’à la fin de la compilation des résultats. Les observateurs de l’Union Européenne sont présents à plus long terme que les observateurs d’EurAC.
- les résultats étaient-ils affichés à la suite du dépouillement ? oui, ils l’étaient. Plusieurs observateurs ont vérifié les résultats, ils concordaient.
- En quoi consistaient les formations reçues ? Quel est le sens de la mission internationale d’observation ? 1300 observateurs internationaux. De notre côté, la mission consistait en un soutien du travail de la société civile congolaise. Ses observateurs étaient nombreux, et déployés là où les autres observateurs n’allaient pas se rendre. Même avec peu de moyens, ils ont fait un travail considérable pour suivre et crédibiliser le processus.
- Peur du bain de sang suite à l’annonce des résultats et des dérapages éventuels des campagnes électorales du 2ème tour.
- Comment la Belgique et l’Union Européenne réagiront-elles si Bemba est élu président ? Question politique hors de notre objectif de la table ronde.


4. Conclusions
Attente des résultats du 1er tour pour savoir si 2ème tour et de la suite des élections qui va encore focaliser nos attentions.
Nécessité de penser déjà maintenant à revoir le système de sensibilisation et formation de la population via la société civile de « proximité ».
Priorités à l’éducation et à l’alimentation de la population. La société civile est riche et pourra lancer de nouvelles initiatives pour tirer parti du nouveau paysage institutionnel qui émergera des élections, notre volonté est de continuer de la soutenir. La réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour ce faire doit être internationale.
Où se situe le processus électoral congolais entre les pays où l’on assiste à une marche forcée pour la tenue d’élections (Tchad, Haïti, Côte d’Ivoire,…) par opposition à la Palestine où l’on semble punir la population d’avoir « mal voté ».

Plus d’informations sur http://www.eurac-network.org et http://www.cncd.be, en particulier sur http://cncd111111.canalblog.com

Friday, August 04, 2006

La voix de l'allemagne : Swing

http://www2.dw-world.de/french/avwindow/custom.audio/36951.html

Thursday, August 03, 2006

POUR UNION EUROPÉENNE, SCRUTIN SATISFAISANT MALGRÉ LACUNES

ÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 2/8/2006 18.46
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

ÉLECTIONS: POUR UNION EUROPÉENNE, SCRUTIN SATISFAISANT MALGRÉ LACUNES
Politique et économie Politique et économie, Standard

"Conduits avec efficacité par la Cei, les scrutins du 30 juillet ont permis à la population congolaise de s’exprimer en nombre, dans un climat généralement apaisé, en dépit des tensions et déséquilibres observés lors de la campagne électorale". Tel est un des passages clés de la déclaration préliminaire diffusée aujourd’hui par la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (dite MOE UE) à propos de la présidentielle et des législatives de dimanche dernier. L’Union européenne, avec ses 300 observateurs déployés dans les 11 provinces de la République démocratique du Congo, a envoyé une des nombreuses missions étrangeres, pour un total de quelque 15.000 observateurs, s’ajoutant aux 40.000 nationaux. Dimanche, les observateurs européens ont visité environ 1.200 bureaux de vote. Dans le communiqué, la MOE UE souligne "l’enthousiasme et la dignité de la population congolaise, qui a démontré son attachement au processus démocratique devant mettre un terme à une décennie de conflits meurtriers". L’efficacité de la Commission électorale indépendante (Cei) est également saluée, "ayant relevé le défi majeur de l’organisation de ce scrutin dans un pays aux dimensions continentales et largement dépourvu d’infrastructures". Bref, selon l’UE, "le cadre juridique et réglementaire de ces élections satisfait aux principaux standards internationaux en matière de consultations démocratiques", mais elle ne manque pas de souligner plusieurs "lacunes" et retards dans les dispositions réglementaires adoptées par la Cei. La déclaration préliminaire des observateurs européens établit une liste des limites constatées sur le terrain, lors de la campagne et du déroulement du vote, notamment: une disproportion des moyens à disposition des candidats pour faire campagne, en faveur de ceux déjà au pouvoir, et donc l’exclusion des autres; la monopolisation de l’espace médiatique par certaines figures politiques; de nombreuses atteintes à la liberté de presse; l’insuffisance d’information au sujet des scrutins d’une partie de la population, en particulier dans l’ouest et le centre du pays malgré l’implication active d’un grand nombre d’organisations de la société civile. En ce qui concerne les opérations de vote et le successif dépouillement des bulletins, la note de l’UE souligne que "dans l’ensemble tout bien déroulé, de manière efficace et ordonnée", mais remarque une "application inégale de certaines procédures, notamment sur les contrôles essentiels à la transparence et à l’intégrité des scrutins". Dans une phase cruciale d’attente des résultats officiels, prévus par la Cei d’ici une vingtaine de jours, la mission d’observation européenne insiste sur la nécessité que la procédure de décompte se fasse "dans la plus grande clarté, de manière décentralisée et dans la plus grande transparence", ce qui signifie la publication des résultats jusqu’au niveau des bureaux de vote. Telles sont les conditions nécessaires, selon l’Ue, pour "attester l’intégrité des résultats nationaux et par circonscription" et donc pour éviter toute contestation ou accusation de fraude. [VV]

Misna : Union Européenne

ÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 2/8/2006 18.46
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

ÉLECTIONS: POUR UNION EUROPÉENNE, SCRUTIN SATISFAISANT MALGRÉ LACUNES
Politique et économie Politique et économie, Standard

"Conduits avec efficacité par la Cei, les scrutins du 30 juillet ont permis à la population congolaise de s’exprimer en nombre, dans un climat généralement apaisé, en dépit des tensions et déséquilibres observés lors de la campagne électorale". Tel est un des passages clés de la déclaration préliminaire diffusée aujourd’hui par la Mission d’observation électorale de l’Union européenne (dite MOE UE) à propos de la présidentielle et des législatives de dimanche dernier. L’Union européenne, avec ses 300 observateurs déployés dans les 11 provinces de la République démocratique du Congo, a envoyé une des nombreuses missions étrangeres, pour un total de quelque 15.000 observateurs, s’ajoutant aux 40.000 nationaux. Dimanche, les observateurs européens ont visité environ 1.200 bureaux de vote. Dans le communiqué, la MOE UE souligne "l’enthousiasme et la dignité de la population congolaise, qui a démontré son attachement au processus démocratique devant mettre un terme à une décennie de conflits meurtriers". L’efficacité de la Commission électorale indépendante (Cei) est également saluée, "ayant relevé le défi majeur de l’organisation de ce scrutin dans un pays aux dimensions continentales et largement dépourvu d’infrastructures". Bref, selon l’UE, "le cadre juridique et réglementaire de ces élections satisfait aux principaux standards internationaux en matière de consultations démocratiques", mais elle ne manque pas de souligner plusieurs "lacunes" et retards dans les dispositions réglementaires adoptées par la Cei. La déclaration préliminaire des observateurs européens établit une liste des limites constatées sur le terrain, lors de la campagne et du déroulement du vote, notamment: une disproportion des moyens à disposition des candidats pour faire campagne, en faveur de ceux déjà au pouvoir, et donc l’exclusion des autres; la monopolisation de l’espace médiatique par certaines figures politiques; de nombreuses atteintes à la liberté de presse; l’insuffisance d’information au sujet des scrutins d’une partie de la population, en particulier dans l’ouest et le centre du pays malgré l’implication active d’un grand nombre d’organisations de la société civile. En ce qui concerne les opérations de vote et le successif dépouillement des bulletins, la note de l’UE souligne que "dans l’ensemble tout bien déroulé, de manière efficace et ordonnée", mais remarque une "application inégale de certaines procédures, notamment sur les contrôles essentiels à la transparence et à l’intégrité des scrutins". Dans une phase cruciale d’attente des résultats officiels, prévus par la Cei d’ici une vingtaine de jours, la mission d’observation européenne insiste sur la nécessité que la procédure de décompte se fasse "dans la plus grande clarté, de manière décentralisée et dans la plus grande transparence", ce qui signifie la publication des résultats jusqu’au niveau des bureaux de vote. Telles sont les conditions nécessaires, selon l’Ue, pour "attester l’intégrité des résultats nationaux et par circonscription" et donc pour éviter toute contestation ou accusation de fraude. [VV]

Misna : Rigobert Minani

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 3/8/2006 12.36
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

ÉLECTIONS: RESPONSABLE OBSERVATEURS SOCIÉTÉ CIVILE,“ANNONCES PRÉMATURÉES”
Politique et économie Politique et économie, Standard

“Aucun parti, pas même ceux mieux organisées, n’est en mesure d’assurer un contrôle des 49.746 bureaux de vote dans tout le pays, par conséquent la diffusion des données partielles n’est qu’une instrumentalisation”, a déclaré aujourd’hui à la MISNA Père Rigobert Minani, jésuite, responsable du ‘Cadre de concertation de la société civile pour l’observation des élections’ (Cdce), la coordination des observateurs électoraux regroupant 18 réseaux de la société civile de tout le Congo. “Tout triomphalisme, quiconque l’exprime, est prématuré: nous transportons les bulletins dans les 62 centres locaux de compilation des résultats pour vérifier tous les éléments” ajoute le jésuite, une figure de premier plan de la société civile congolaise. Hier, les observateurs internationaux – de l’Union africaine à l’Union européenne en passant par le Centre Carter et les observateurs sud-africains – se sont déclarés à l’unanimité “impressionnés par la forte mobilisation” des électeurs congolais et par la “participation des représentants des partis politiques mais aussi des observateurs nationaux” au vote historique de dimanche dernier, qui s’est globalement déroulé pacifiquement hormis quelques épisodes isolés. “Sans aucun doute, un pas en avant de géant a été fait en direction de la démocratie” dit encore Père Minani à la MISNA, contacté dans la capitale Kinshasa. “Il suffisait d’observer la grande participation populaire au vote, l’effort d’organisation et le taux d’affluence élevé de plus de 60%” souligne le responsable de la Cdce. Dans un communiqué diffusé hier soir, les observateurs européens insistent sur la nécessité que la procédure de décompte des bulletins de la présidentielle et des législatives se fasse "dans la plus grande clarté, de manière décentralisée et dans la plus grande transparence", ce qui signifie la publication des résultats jusqu’au niveau des bureaux de vote. “Nous avons besoin à présent des résultats consolidés – explique le jésuite – car il faut vérifier s’il y a eu des erreurs durant la transcription dans les sièges: un travail attentif est nécessaire”, qui pourrait prendre une vingtaine de jours, de sorte d’éviter toute accusation de truquages ou des déclarations de victoire présumée. “Les partis ont pu prendre vision des transcriptions des procès-verbaux publiés à l’extérieur de chaque bureau de vote – conclut le responsable de la coordination des observateurs locaux – mais n’a pas eu la possibilité de recueillir des données au niveau national, comme dans les villages se trouvant dans des zones isolées. La loi électorale prévoit que seule la Commission électorale indépendante (Cei) peut indiquer les résultats partiels. Il ne faut pas être pressé”.[VV]

Le soir : Bemba Jean-Pierre

Le candidat du Mouvement pour la libération du Congo se pose comme principal adversaire de Kabila.
Colette Braeckman,

mardi 01 août 2006, 02:00

T rès grand, massif, le teint foncé et le regard vif, Jean-Pierre Bemba en impose par sa carrure de chef, et aussi par son bagout. À l'instar de Mobutu, il sait comment, dans un lingala imagé, émaillé de français, galvaniser les foules, les prendre aux tripes, les déchaîner s'il le faut. Tous les arguments sont bons : il vilipende son adversaire en frappant sous la ceinture, réveille les démons identitaires, se présente comme l'« enfant du pays » face à un « étranger » qui serait soutenu par l'Occident. Une rhétorique qui ne manque pas de piquant lorsque l'on se souvient que le candidat du Mouvement pour la libération du Congo est le fils de Jeannot Bemba Saolona, un millionnaire de l'Équateur qui fut longtemps l'homme de confiance de Mobutu et dont le père était un commerçant portugais.

Aujourd'hui, Bemba, passant sur ce métissage, aime rappeler que, contrairement à Kabila, il a étudié en Occident. C'est en effet en Belgique que ce « gosse de riches » a passé les 21 premières années de sa jeunesse, menant des études secondaires à Liège avant d'obtenir à l'ICHEC de Bruxelles une licence en sciences commerciales et consulaires, aux côtés de son ami d'enfance Olivier Kamitatu.

Bien formé, intelligent, fortuné (il possède une villa à Rhode-Saint-Genèse et une autre au Portugal) Bemba, père de quatre enfants, se lance dans les affaires dès son retour au pays. Il ne manque ni d'entregent ni de relations : sa soeur a épousé un des fils de l'ancien président Mobutu. Dans les années 90, avec des fortunes diverses, il se lance dans la télécommunication, l'audiovisuel, monte une compagnie d'aviation, Scibe Zaïre. Aujourd'hui encore, il monopolise les ondes dans sa province de l'Équateur et, à Kinshasa, sa chaîne CCTV est toute à sa dévotion. À plusieurs reprises, la Haute Autorité des Médias rappela la chaîne à l'ordre, avant d'être saccagée par les militants du MLC, jeudi dernier.

Bemba, d'emblée, se montre allergique au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Dès 1997, il choisit l'exil. Ses biens sont confisqués, son père emprisonné (avant de se réconcilier avec le nouveau pouvoir) et en 1998, alors qu'une nouvelle rébellion a éclaté au Kivu avec le soutien du Rwanda, Bemba se lance dans la lutte armée et crée le Mouvement pour la libération du Congo. Le président Museveni lui prête des troupes pour conquérir l'Équateur, d'anciens soldats et officiers de l'armée mobutiste le rejoignent, des enfants sont massivement recrutés.

Avec ces éléments hétéroclites, Bemba réussit à créer une force crédible, qui échouera cependant à s'emparer de Mbandaka, la capitale de l'Équateur. Il « oublie » seulement de payer ses troupes, obligées de vivre sur l'habitant : les récoltes de café sont confisquées, les banques pillées, les véhicules réquisitionnés. Dans les régions jadis occupées par le MLC, les électeurs ont aujourd'hui choisi d'autres candidats et font face aux intimidations des hommes de Bemba qui les traitent de « traîtres ».

Après avoir vécu à la dure pendant plusieurs années, Bemba rentre à Kinshasa pour occuper le poste de vice-président en charge de l'économie et des finances. Méfiant, il vit entouré de ses gardes du corps, circule dans des convois surarmés. Ombrageux, autoritaire, il décourage amis et lieutenants et les défections se multiplient autour de lui : même Olivier Kamitatu finit par rejoindre le camp présidentiel après avoir présidé l'Assemblée nationale.

Bemba est l'un des éléments difficiles de l'attelage « un plus quatre » : on le soupçonne de garder des troupes en réserve, à Brazzaville entre autres, de continuer à acheter des armes grâce au soutien du colonel Kaddhafi. Tout récemment encore, il a commandé des effets militaires en Belgique. C'est pour soutenir le régime centrafricain d'Ange Félix Patassé, appuyé par la Libye, que ses milices en 2002, traversent la frontière. À Bangui, ces soudards se livrent à des viols et des pillages. Les victimes porteront plainte auprès de la Cour pénale internationale.

Machination ou réalité, un autre affaire poursuit Bemba : en 2003, ses miliciens sont accusés, à Mambasa, d'avoir obligé les femmes pygmées à cuisiner et à manger leurs maris ! D'autres Pygmées démentiront cette affaire mais à Bukavu, durant une campagne menée tambour battant, le public hostile n'hésitait pas à crier au vice-président : « Mangez-nous »...

Aujourd'hui, le « chairman », qui a toujours méprisé Joseph Kabila, ne prend plus la peine de dissimuler sa détestation, et son absence, très remarquée lors du mariage présidentiel, fut considérée comme une déclaration de guerre.

Le soir : Les compteurs sont remis à zéro

Les compteurs sont remis à zéro
COLETTE BRAECKMAN

mercredi 02 août 2006, 02:00

KINSHASA

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

A lors que les bulletins de vote arrivent en vrac dans les centres de compilation, où les procès-verbaux de chaque bureau de vote sont dépouillés et consignés, les accusations de fraudes se multiplient : selon le vice-président Azarias Ruberwa, elles seraient « massives » tandis que les partisans de Jean-Pierre Bemba assurent d'un même souffle qu'il y a eu des tricheries et que leur leader a gagné.

Face à ces contestations, l'abbé Malu Malu, président de la Commission électorale indépendante, affiche sa sérénité habituelle : Tout cela s'explique par un problème de culture électorale et politique, mais aussi par la peur du lendemain, et certains sont amenés à violer de manière flagrante la loi électorale, ce qui a amené la CEI et la Haute Autorité des médias à interpeller tous les acteurs politiques. La loi prévoit quatre étapes : dépouillement des bulletins dans les bureaux de vote suivi d'affichage, compilation des résultats également suivie d'affichage. Puis, la compilation des résultats par la CEI. Et enfin, après l'annonce des résultats provisoires, l'ouverture des recours éventuels auprès de la Cour suprême de justice et, alors seulement, proclamation des résultats définitifs.

Mais à Kinshasa, des chiffres fantaisistes circulent, la tension monte, la victoire de l'un ou de l'autre s'imprime dans les esprits : La population ne doit pas se laisser abuser, et les résultats provisoires seront accompagnés des chiffres, bureau par bureau. Les acteurs politiques ne doivent accepter que le seul verdict des urnes. Les tracts, les rapports fantaisistes et anonymes, tout cela est à la fois lâche et illégal. Attention : toute tentative d'intoxication peut amener des sanctions prévues par la loi, et les sources, en particulier lorsqu'elles se trouvent sur Internet, sont faciles à repérer. Les tribunaux peuvent agir, à condition qu'ils soient saisis de plaintes. Aux plaignants, je réponds qu'il y avait plus de 50.000 observateurs nationaux et internationaux présents dans tout le pays. Le temps de l'oralité, de la rumeur est terminé. Les leaders doivent établir et vérifier les faits qu'ils avancent avant de se lancer dans des conclusions hâtives et tendancieuses. Seule la Cour suprême de justice sera habilitée à faire recommencer des votes, après examen du contentieux. Et jusqu'à présent nous n'avons reçu aucune plainte officiellement formulée...

Le délai de trois semaines, fixé pour la proclamation des résultats, s'avérera cependant difficile à gérer : Il s'agit d'un délai maximal et nous ne ménageons pas nos forces pour que l'annonce puisse être faite avant. Les hélicoptères vont partout rechercher les plis et, d'ici à la fin de cette semaine, nous serons à même de savoir si nous avons bien rassemblé toutes les données... Dans ma région, le Nord-Kivu, certains bureaux de vote se trouvent à cinq jours de marche... Il faut que ceux qui sont au sommet de l'État suivent l'exemple de ces gens simples qui ont compris qu'il fallait régler la crise de légitimité pour pouvoir commencer à affronter les autres problèmes, aménager notre pays...

Face aux rumeurs de crise, l'abbé mise sur le bon sens de la population : Elle n'est pas dupe, elle ne suivra pas... De toute façon Kinshasa n'est pas tout le pays. Il faudra additionner les résultats des onze provinces, aucun Congolais ne pèse plus qu'un autre, tous n'ont qu'une seule voix. L'avantage des élections, c'est de remettre les compteurs à zéro. Tous ceux qui faisaient du bruit se retrouvent avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres...

Sans hésiter, le garant de la loi électorale balaie les arguments de ceux qui, craignant un affrontement frontal, souhaiteraient qu'un deuxième tour soit organisé : La Constitution indique que l'élection du président de la République se fait en deux tours, suivant un système majoritaire absolu. Autrement dit, si au premier tour quelqu'un récoltait la moitié des suffrages plus une voix, il aurait gagné. Et sinon, on ira au deuxième tour. La démocratie est cependant plus exigeante que la seule technique électorale : le vainqueur ne peut pas faire preuve de triomphalisme et il devra de toute manière tenir compte de l'opposition...

Parcourez aussi le blog de Colette Braeckman

Wednesday, August 02, 2006

Cameroon Tribune : Les premières tendances de la présidentielle

Congo-Kinshasa: Les premières tendances de la présidentielle
Cameroon Tribune(Yaoundé)

2 Août 2006
Publié sur le web le 2 Août 2006

Raphaël Mvogo

Jean-Pierre Bemba donné en tête à Kinshasa, Joseph Kabila s'imposerait dans l'Est du pays.

Qui présidera aux destinées de la République démocratique du Congo (RDC) au cours des cinq prochaines années ? Après avoir voté dimanche et lundi, dans le calme et la sérénité, les Congolais attendent avec impatience les résultats des élections présidentielle et législatives au cours desquelles ils se sont rendus massivement aux urnes pour désigner, pour la première fois depuis 1965, de manière libre et démocratique, leur président ainsi que les députés de l'Assemblée nationale.

Hier après-midi, près de 90% des bureaux de vote avaient achevé le dépouillement mardi matin, a-t-on appris auprès de la Commission électorale indépendante (CEI), qui ne disposait d'aucun taux de participation. Par ailleurs, les opérations de vote se poursuivaient dans 12 bureaux où le scrutin de dimanche avait été perturbé. Le vote avait été empêché dans 226 bureaux dans les Kasaï oriental et occidental, à la suite d'incendies de centres ou d'intimidations de partisans de l'opposant Etienne Tshisekedi, qui avait appelé à boycotter le scrutin.

Les premières tendances de la présidentielle annoncées dès lundi sont favorables au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila Kabange et à son principal rival, le vice-président Jean-Pierre Bemba Gombo, leader du Mouvement de libération du Congo (MLC). Le président sortant s'imposerait dans la quasi totalité des circonscriptions électorales de l'Est, autrement dit dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Katanga, du Maniema, y compris dans une grande partie de la province orientale. Ces régions seraient ses bastions naturels.
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Jean-Pierre Bemba, lui, est donné en tête à Kinshasa. Mais, il a affirmé lundi avoir une nette avance sur les trente deux autres candidats, dans l'ensemble du scrutin. Il annonce une victoire dans six des onze provinces que compte la RDC. Selon lui, son résultat global serait " de 40 à 45%, voire 51% " des suffrages exprimés. " Kabila, pour moi, ne dépassera pas les 40% ", proclame-t-il. Le camp présidentiel a réagi en déclarant que Jean-Pierre Bemba devrait respecter le droit de la Commission électorale indépendante (CEI) à annoncer les résultats.

Dans une mise en garde, le président de la CEI, l'abbé Apollinaire Malu-Malu, a appelé les candidats à la modération. " Soyez modestes dans vos déclarations. Ne racontez pas d'histoires à la population ", a-t-il lancé lundi. Le Comité international des sages présidé par l'ex-président mozambicain Joaquim Chissano a également appelé à une conclusion pacifique du processus électoral. La CEI a annoncé la publication des résultats des élections d'ici au 20 août et a prévenu qu'elle ne donnerait ni tendances, ni résultats partiels. Les résultats officiels devraient être proclamés le 31 août au plus tard par la Cour suprême, également compétente pour examiner d'éventuels contentieux électoraux.

Pour sa part, Azarias Ruberwa, un autre vice-président candidat à la présidentielle, a dénoncé hier des "fraudes massives" lors des scrutins et exigé un nouveau vote "dans tous les bureaux où des irrégularités graves ont été constatées". Le calendrier électoral prévoit la tenue du second tour de la présidentielle le 29 octobre, au cas où aucun candidat ne franchit la barre des 50% des voix. En cas d'élection au premier tour, le nouveau président entrera en fonction le 10 septembre. Elu au second tour, il entrera en fonction le 10 décembre.

Tuesday, August 01, 2006

1ères estimations : pas tres scientifique mais....

Échantillonage de 52 villes de la RDC (source des resultats Radio okapi), on s'est amusé en faisant des estimations, interessant de vérifier avec les vrais resultats:
Il y a le poids electoral de la province qui m'a permis de donner un indice (estimation/poids electoral) aux principaux candidats, voici les estimations en utilisants un simple tableau de quota:

Bas-Congo
1.J.P Bemba (2/4)
2. Kabila (a gagné à Tshela à la place de Justine, étonnant) (.5/4)
Poids électoral 4%

Bandundu
Gizenga (largement) (9/10)
Poids électoral 10%

Équateur
1. Bemba (6/10)
2. Mobutu (1/10)
Poids électoral 10%

Kasai Oriental
Kashala (5/8)
Poids électoral 8%

kasai Occidental
Kashala (5/8)
Poids électoral 8%

Katanga
Kabila (8/14)
Lunda Bululu (1/14)
poids électoral 14%

Oriental
1. Kabila (8/13)
2. Bemba (3/13)
Poids électoral 13%

Nord Kivu
Kabila (7/9)
Poids electoral 9%

Sud Kivu
Kabila (4/6)
poids electoral 6%

Maniema
Kabila (1.5/2)
Poids electoral 2%

Kinshasa
bemba 6/11
Kabila 1/11
Gizenga 0.5/11

Total
Kabila (8 + 8 + 7 + 4 + 1.5 + 0.5 = 30 %)
Bemba (6 + 6 + 2 + 3 = 17%)
Kashala 5 + 5 = 10 %
Gizenga 9 %
Les autres:

Les provinces swahili (5)ont voté Kabila, Luba (2) Kashala, l'ouest Bemba (3)

La voix de l'Allemagne - tendance du vote

http://www2.dw-world.de/french/avwindow/custom.audio/36888.html

Dernière heure: Duel au sommet

DUEL AU SOMMET.
Les premiers chiffres des élections congolaises donnent un avantage à Kabila, mais le second tour paraît inévitable.

Les élections en photos


envoyé spécial au Congo Hubert Leclercq

KINSHASA 24 heures après la clôture du premier scrutin en République démocratique du Congo (RDC), la vie a repris son cours dans la capitale congolaise. "Si on doit attendre qu'ils se mettent d'accord pour commencer à travailler, on ne fera jamais rien", lâche ce policier kinois qui jure ses grands dieux qu'il n'a pas participé au vote parce que son métier "exige d'être apolitique" .
Dans les états-majors des partis politiques, par contre, les vedettes du jour, ce sont les calculettes et les téléphones. Chacun tente de connaître son score pour déterminer la suite du parcours politique. Du côté de la Commission électorale indépendante de l'abbé Apollinaire Malu-Malu, on joue la carte de la prudence. Les chiffres du scrutin sont tabous tant que tout n'est pas officiel. Seule concession de l'abbé : il a mis sur la table la suite du calendrier électoral. Si un deuxième tour devait être nécessaire, il ne se déroulerait que le 19 octobre prochain, ce qui accrédite la thèse que la future équipe au pouvoir en RDC ne devrait être réellement à pied d'oeuvre qu'au début de l'année prochaine.
Un mur entre l'est et l'ouest
Comme nous le laissions entendre hier, la fracture entre l'est et l'ouest du pays est, une nouvelle fois, criante selon les premières estimations qui nous sont parvenues des quatre coins de la RDC. Dans l'est, Joseph Kabila cartonne. Il raflerait ainsi 85 % des votes au Katanga, 80 % dans la province orientale, 90 % dans le Sud et le Nord Kivu et 80 % dans le Maniema. Des scores qui feraient rêver tous les politiciens de la terre mais qui pourraient ne pas suffire pour assurer l'élection de Joseph Kabila dès le premier tour de ce premier scrutin présidentiel au Congo.
En effet, sur base de ces chiffres, pour espérer être élu dès le vote de dimanche dernier, le candidat Kabila devrait idéalement atteindre les 20 % dans les six provinces restantes (Bas Congo, Bandundu, Kinshasa, Equateur, Kasaï occidental et oriental). Or, toujours selon les premiers chiffres reçus, le président congolais ne dépasserait pas les 15 %, au grand maximum. Dans ce contexte, un second tour serait inévitable et verrait Joseph Kabila affronter Jean-Pierre Bemba. Le premier serait crédité approximativement de 45 %, tandis que le leader du MLC oscillerait entre 18 et 22 %. Seul petit bémol à ajouter à cette analyse : le niveau du taux de participation. En effet, si les premiers chiffres reçus de l'est semblent indiquer une mobilisation importante des électeurs (entre 80 et 90 %), le point d'interrogation était toujours de mise ce lundi dans des provinces aussi importantes que le Bandundu, le Bas-Congo et Kinshasa qui ont supporté massivement Bemba. En cas de faible participation, Kabila pourrait toujours s'imposer sur le fil dès le premier tour. Bref, le peuple congolais demeurera encore plusieurs jours ou semaines dans l'expectative avant de pouvoir connaître définitivement le nom de son futur président.
Avec, si un second tour devait se révéler nécessaire, une place de choix à faire à l'aîné des candidats à cette présidentielle, l'octogénaire Antoine Gizenga, qui, en décrochant la 3e place du hit-parade pourrait se muer en faiseur de roi.



H. Le
© La Dernière Heure 2006
L'art de la débrouille

KINSHASA Toute la nuit de dimanche à lundi, les responsables des 50.000 bureaux de vote disséminés sur l'étendue du territoire ont calculé et recalculé les bulletins de vote, kilométriques pour les législatives, pour pouvoir annoncer le nom des heureux élus.
La plupart des scrutins se déroulant dans des salles de classe généralement dépourvues d'éclairage, il a fallu "se débrouiller" , comme l'explique ce professeur de mécanique de Lippen, sur les hauteurs de Kinshasa. "Je suis venu avec les ampoules" , lâche-t-il en nous montrant les quatre ampoules déjà usagées qu'il transporte comme un trésor de guerre. Quand on lui fait remarquer que l'installation est prévue pour des néons, il sourit en expliquant :" Déjà pour trouver ces ampoules ce n'est pas simple, vous pensez bien que pour les néons c'est une autre paire de manche. Nous allons bricoler" .
Une heure et demie plus tard, dans le noir le plus total, les fils dénudés peuvent enfin accueillir les ampoules et le décompte peut commencer. Les responsables du bureau vont passer une bonne partie de la nuit pour déchiffrer les bulletins avec une précision d'orfèvre.
"Ce scrutin est historique, nous devons tout faire pour que tout soit correct" , explique notre prof harassé de fatigue et de faim. Certains des assesseurs de ce bureau ont en effet passé la nuit précédente sur le pas de la porte pour pouvoir être présents à l'ouverture du bureau et, n'ayant toujours pas reçu le maigre salaire promis pour cette tâche, beaucoup sont restés à jeun plus de 24 heures sans rechigner. Une belle leçon de civisme. Ces scènes se sont répétées aux quatre coins du pays.
Sans le moindre support technique, des dizaines de milliers de Congolais ont travaillé toute la nuit pour que ce passage par les urnes demeure une réussite.


© La Dernière Heure 2006

Anecdote : vote dans un village ne-kongo en RDC

Nselo : Elections présidentielles : DIOMI en tête, suivi de près de KASAVUBU

De tata n’longi Mbela(Nselo) : Aucun de ces candidats ne s’est présenté à
Nselo pour sa campagne électorale mais ici les vieux avaient pour mot d’ordre
: « Luvutula luyalu ku Bakongo ».
Les habitants de Nselo ont dévoilés le nom des candidats pour qui ils
avaient voté pour les élections présidentielles (tout le monde se connait ici). C’
est ainsi qu’on a les résultats suivants :
- DIOMI Ndongala Eugène : 44 %
- KASA-VUBU – MPOYO Justine : 43 %
- NIEMBA Nsuka Jacob : 9 %
- MATUSILA Malungeni Ne Kongo : 3 %
- …
Ils regrettent toujours qu'il y ait autant des candidats Nekongo.
Anecdote : Nkaka Wumba a voté pour NLANDU Wivine. Elle croyait que c’était
la fille
de tata KIVUVU (qui s’appelle aussi Nlandu Wivine et qui vit en Belgique).
Il faut dire qu’à Nselo on vote aussi d’après le nom porté par le candidat.

CRI: Kofi Annan salue le bon déroulement des élections en RDCongo

Kofi Annan salue le bon déroulement des élections en RDCongo

2006-08-01 15:26:04 cri


Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a salué lundi le bon déroulement des élections présidentielle et législatives en RDCongo le 30 juillet.

Dans un message transmis lundi par son porte-parole, M. Annan a indiqué que "cet évènement historique est une étape importante du processus de paix dans le pays" et que "les élections se sont déroulées dans un environnement généralement calme".

M. Annan a rendu hommage à la Commission électorale indépendante de la RDCongo pour avoir organisé le scrutin, et appelé "toutes les parties congolaises à respecter les résultats du scrutin dans un esprit de paix et de réconciliation".

De son côté, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, a indiqué lors d'une conférence de presse à New York, que "ce qui s'est passé hier ( dimanche) dans ce grand pays représente vraiment un moment historique ", " un moment d'espoir".

"Lorsque l'on constate l'émotion de la population, c'est assez remarquable ", et cela n'aurait pas été possible sans un partenariat solide au sein des Nations Unies et la MONUC et avec les Congolais", a-t-il dit.

"Cette élection a une importance pas seulement pour le pays mais aussi pour tout le continent, et pour toute l'Afrique

Le soir (belgique): Bemba à Kinshasa, Kabila à l'intérieur

Bemba à Kinshasa, Kabila à l'intérieur

lundi 31 juillet 2006, 02:00
Au lendemain des élections historiques de dimanche, ce sont les premiers résultats et les premières estimations qui ont dominé la journée de lundi, à travers tout le Congo. La présidence du Congo se jouera au 2e tour. Entre les deux candidats favoris.

Pour le scrutin présidentiel, l'ancien chef de guerre Jean-Pierre Bemba arriverait en tête à Kinshasa, la capitale. Le président sortant, Joseph Kabila, s'imposerait à l'intérieur du pays. Les deux hommes devraient s'affronter au deuxième tour, lequel serait organisé le 29 octobre.

Les résultats définitifs ne seront pas connus avant le 31 août.